Poetry.
Butterfly
Her tears stain the stone
Every time the days are longest
And every time the nights are darkest
She thinks of him
Is it the years on the grave
Or the painted rocks and faces
That call to her like a song
Sing for her to come
She left a photograph by his name
Slipped an image under a rock
They don't go there too often
They wait for the frozen ground to soften
She's weeping sugar into nights
Laughing honey into days
If she's leaving, she always stays
She didn't forget to say goodbye
It's more like the orange in the sky
Or the feeling of breathing in cold air
What calls to her sticks to her face
She carries something they can't name
Writes down something they can't tame
Transfer grave to sky so she can fly
Yes freedom tastes like the sweet tears of mourning
le vide de la fin
Au delà
De l'école
J'ai toujours
Un désordre
Dans ma tête
Ma plus belle
Victoire
C'est d'avoir
De l'espoir
Pour toi
Chat
Ou licorne
C'est pas grave
Si je te donne
Le côté le plus sombre
De mon être
Et elle a
Ce visage
Qui te donne
De l'amour
Sans savoir
Si tu seras
Comment
La remercier
Sauver la vie
De gens si facilement
Un don de magicien
Si elle te tiens
Je te préviens
C'est toujours pour le bien
The year ends in january
Mourir c'est essayer de vivre
C'est lutter pour la vie, la vouloir et la vouloir
Mourir c'est ne pas laisser tomber, ne pas laisser aller
C'est essayer et essayer sans pause et sans répit
Le corps qui meurt veut tellement vivre
Qu'il refuse d'arrêter de respirer
Poumons et cœur, sang et circulation
Le rythme de la vie n'ose pas s'arrêter
Il ne sait pas s'arrêter
Et tout le monde attend
La mort arrive avec ses bruits
Elle crie et elle chante ses chansons
Mais à la fin elle te laisse en silence
Le vide de la fin de la vie
C’est le silence total

“Et moi, je crois à la vertu de la poésie, je crois au salut qui vient de toute parole juste, vécu et exprimée. Je crois à la solitude rompue comme du pain par la poésie.”
— Anne Hébert, écrivaine québécoise